Le rapport fait débat en raison de la participation controversée d’établissements ésotériques, comme les écoles Waldorf, et de l’apport d’experts critiqués, tels que la médecin Ducanda. La commission reconnaît des erreurs dans ses choix de contributeurs. Malgré les critiques, le président de la commission insiste sur l’importance d’entendre diverses voix dans le débat public. Le rapport mentionne la possibilité que l’exposition excessive aux écrans aggrave les symptômes chez les enfants souffrant de troubles neurodéveloppementaux, une idée contestée par d’autres experts.
« Les écrans ne sont pas à l’origine des troubles du neurodéveloppement ou trouble du spectre de l’autisme », est-il clairement écrit. Mais ses auteurs apportent toutefois une nuance étonnante : « Il convient de signaler qu’une exposition excessive aux écrans peut aggraver des symptômes liés à ces troubles chez les enfants qui en souffrent », est-il écrit. Une idée que réfute la Pr Catherine Barthélémy, pédopsychiatre, grande spécialiste française des troubles neurodéveloppementaux et actuelle président de l’Académie de médecine : « A ce jour, je n’ai pas lu d’étude scientifique récente et validée par la communauté internationale apportant la preuve que l’utilisation excessive des écrans pourrait aggraver les troubles du spectre autistique ou leurs symptômes », confirme-t-elle.