Facebook, âgé de 20 ans, perd en popularité, surtout chez les jeunes. Les premiers utilisateurs se souviennent d’une plateforme révolutionnaire, mais aujourd’hui, elle est critiquée pour son côté commercial et pour favoriser la polarisation politique. De nouveaux réseaux sociaux ont émergé, reléguant Facebook au rang de « truc de vieux », malgré quelques utilisations persistantes pour les groupes thématiques et le suivi de pages.
Ces utilisateurs ont dû défricher ce nouveau continent numérique en avançant à tâtons – quitte à trébucher. « Au début, je partageais à peu près tout et surtout n’importe quoi », admet Nicolas. Pour Camille, toutes les excuses étaient bonnes pour publier un message : « Une nouvelle coupe de cheveux, un super film vu au cinéma, des rencontres avec des amis… » « J’y déclarais des messages d’amour à ma copine de l’époque », se rappelle Hugo.
Même certains hésitants de la première heure ont fini par se prendre au jeu, poussés par le jugement sévère des cours de récré ou l’envie d’élargir ses horizons. « C’était un excellent moyen pour connaître virtuellement d’autres jeunes de ma ville et de sympathiser plus longuement après une soirée ou un concert », se souvient Hugo.